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La Maison de Bourbon - Jacques 1er

February 25, 2019

Les Rois de France sont tous des descendants d’Hugues Capet, roi en 987. Ainsi depuis plus de 1000 ans la même famille règne en France ou donne les dynastes. 

 

JACQUES 1er, Duc d'Anjou et de Madrid (1870 - 1909 - † 1931)

 

 

Né à La Tour-de-Peilz, en Suisse, le 27 juin 1870, Jacques de Bourbon est le fils du prince Charles de Bourbon (Charles XI) et de sa première épouse Marguerite de Bourbon-Parme (Elle-même petite-fille du duc de Berry), et bien qu’issu d’une fratrie de cinq enfants, le prince Jacques sera le seul garçon du couple princier.

 

Il sera baptisé trois jours après sa naissance et recevra pour parrain S.A.R. Henri d’Artois, Comte de Chambord (son grand-oncle) et pour marraine sa grand-mère paternelle la princesse Marie-Béatrice de Bourbon (née d’Autriche-Este), veuve du prince Jean de Bourbon, celui-là même qui succéda au comte de Chambord comme chef de la Maison de Bourbon et héritier légitime du trône de France en 1883.

 

Ayant passé sa tendre enfance près de son grand-oncle et parrain au château de Frohsdorf, c’est en France que le jeune prince débuta ses études, au collège jésuitique de l’Immaculée-Conception (qui abrite aujourd’hui des locaux de l’université Panthéon-Assas) où il resta jusqu’en 1881 avant de partir pour l’Angleterre puis pour l’Autriche.

 

Le 24 août 1883, le prince Jacques perdait son parrain et son chef de Maison. La mort du Comte de Chambord en son château de Frohsdorf (Autriche) faisait de son grand-père le prince Jean le nouveau chef de la Maison capétienne, et par ricochet, son père devenait le nouveau dauphin de France et lui, un Fils de France.

 

Frappé par la loi d’exil du 22 juin 1886, visant les chefs des familles ayant régné en France et leurs héritiers directs dans l'ordre de primogéniture et les empêchant de séjourner en France, le prince Jacques entrera à l’académie militaire de Wiener-Neustadt en Autriche en 1890 et quelques années après, soucieux de servir la France de quelques manières que ce soit, il s’engagea dans l’armée impériale russe qui venait de signer avec la France, en 1892, un accord de coopération militaire qui passera à la postérité sous le nom de l’Alliance Franco-Russe.

 

Le prince Jacques de Bourbon s'engagea donc comme officier de cavalerie dans l'armée russe en 1896 avec le grade de sous-lieutenant au 24e régiment de dragons. En 1900, il fut détaché à l'état-major de l'amiral Alexeieff, commandant les forces impériales en Chine. C'est dans cette armée, alors qu'il était âgé d'à peine 30 ans, qu'il se distingua à plusieurs reprises de façon très particulière. Il dirigeait une reconnaissance d'avant-garde, près de Tien-Tsin, quand une mine éclata sous les pieds des chevaux de l'escadron qu'il commandait.

 

Aussitôt que l'explosion retenti, les chinois accoururent en nombre, mais le prince Jacques, rassemblant vivement ses hommes, chargea l'ennemi avec une telle intrépidité qu'il mit les réguliers chinois en fuite, malgré leur grande supériorité numérique. L'empereur Nicolas II décerna au Prince une croix russe du Mérite militaire à cette occasion.

 

Peu après, le prince reçut une deuxième décoration russe, pour un autre fait d'armes et le commandant en chef des forces françaises le proposa pour la croix de la Légion d'honneur, à la suite de sa coopération à diverses actions d'éclat auxquelles il participa avec les troupes françaises, sur l'ordre de l'amiral Alexeieff auquel le prince Jacques avait réclamé - comme un privilège dû à sa naissance - d'être toujours placé là où le danger était le plus grand.

 

En 1904, il demanda au Tsar de servir en Mandchourie lors de la guerre Sino-Japonaise. Agréant sa demande, le Tsar le nomma au régiment de la Garde de Grodno.

 

Dès qu'il connut la rupture des négociations entre la Russie et le Japon, le prince a écrit au gouverneur général de Pologne, sous les ordres duquel il est placé pour lui exprimer son désir d'être compris parmi les premiers volontaires envoyés sur le théâtre de la guerre.

 

Il voyagea beaucoup, notamment en Indochine où il se lia d’amitié avec le gouverneur général, Paul Doumer, futur président de la République française.

 

À la fin de l'année 1907, une rumeur courait comme quoi le prince Jacques de Bourbon avait été nommé attaché militaire près du corps expéditionnaire français à Casablanca. Le Figaro du 23 décembre de la même année démenti formellement ce bruit.

 

Après avoir quitté le service armé en 1909, étant alors colonel aux hussards de Grodno, il reçut des mains du Tsar la croix de l’Ordre de Saint-Georges. Il se retira dès lors au château de Frohsdorf, qu’il avait hérité (en même temps que des archives de la Maison de France) de sa grand-tante, la Comtesse de Chambord, décédée quelques années après son mari.

 

Le 18 juillet 1909, le prince Charles XI, son père, rendait son âme à Dieu. Il sera dès lors chef de la Maison de Bourbon et héritier légitime du trône de France sous le nom de Jacques Ier, grand-maître des Ordres royaux du Saint-Esprit, de Saint-Michel et de Saint-Louis et prendra bientôt le titre de Duc d’Anjou, en tant qu’aîné des descendants du roi Philippe V et ultime branche masculine descendante du roi Louis XIV.

 

Quand il n’était pas en sa demeure de Frohsdorf, il résidait habituellement à Paris (au 43, avenue Hoche) et participa à de nombreuses manifestations en France, redonnant ainsi espoir aux monarchistes français, toujours secondé par le comte Urbain de Maillé de La Tour-Landry, son fidèle secrétaire particulier qui avait autrefois servit son père.

 

C’est en son domicile Parisien du 8e arrondissement qu’il décède le 2 octobre 1931. Ses obsèques françaises ont lieu le 7 octobre en l’église Saint-Philippe-du-Roule, en présence de nombreuses personnalités (comme le maréchal Lyautey, son cousin Alphonse XIII, roi exilé d’Espagne, et de nombreux Bourbons). Le duc d’Anjou sera ensuite inhumé le 12 octobre à Viareggio (en Italie), en présence de son oncle le prince Alphonse de Bourbon, âgé de 82 ans, qui lui succèdera comme chef de la Maison de Bourbon et héritier légitime du trône de France sous le nom d’Alphonse Ier.

 

 

 

 

 

 

 

 

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