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Naissance d'un fils de France

February 1, 2019

Ce vendredi 1er février 2019, la Princesse Marie-Marguerite de Bourbon a donné naissance à un nouveau Fils de France, troisième fils et quatrième enfant de LL.AA.RR. le Duc et la Duchesse d’Anjou. L’horloge du Palais à Paris, qui ne sonnait jadis que pour annoncer la naissance des Enfants de France, ne carillonna pas, mais nul doute qu’en ce jour, le cœur et l’âme de la France battent à l’unisson comme une salve de canon pour célébrer la naissance de Son Altesse Royale le prince Henri de Bourbon, duc de Touraine.

 

En prénommant leur troisième fils Henri, le Prince et la Princesse ont choisi de rendre hommage à ces souverains du passé, toujours novateurs, avant-gardistes et à l’écoute du peuple de France.

 

Le premier Henri (1008-1060) du nom n’était autre que le petit-fils d’Hugues Capet, fondateur de la dynastie. Il fut sacré roi des Francs le 14 mai 1027 à Reims, du vivant de son père le roi Robert II. Par cet acte hautement symbolique, le roi Robert II, dit le pieux, commençait à inscrire dans l’Histoire de France l’indéfectible lien entre le roi et le peuple à travers les principes d’hérédité et d’indisponibilité de la couronne (en ce sens où il n'appartient plus au roi ou à un conseil de désigner son successeur, mais qu'elle se transmet par la simple force de la coutume). Par son mariage en 1051 avec Anne de Kiev, il fut le premier roi capétien à établir une politique matrimoniale d’alliance avec les puissances étrangères.

 

Tombé en désuétude aux profits de Louis et de Charles, le royal prénom fut donné par François Ier à son second fils qui devint en 1536, à la mort de son frère aîné François, dauphin de France et duc de Bretagne.

 

Sacré roi de France à Reims le 31 mars 1547, Henri II (1519-1559) lance de grandes réformes étatiques, administratives et financières. C’est lui qui créé le système de gouvernement ministériel, encore usité de nos jours, grâce à ses secrétaires d’État, il unifie le système judiciaire avec la création de sièges présidiaux dans toutes les grandes villes de province.

 

Hormis tout cela, la pierre angulaire du règne du roi Henri II fut les arts. François Ier avait, avec la

 

Renaissance, instauré Philosophie et arts nouveaux, son fils verra grandir les talents des jeunes poètes, dits de la Pléiade, qui décidèrent de réformer des règles littéraires qu’ils estiment dépassées, proclamant les vertus de la langue française (dont l’usage fut généralisé par François Ier et l’édit de Villers-Cotterêts) et un nécessaire recours à la modernité. Cette modernité fut caractérisée par Pierre de Ronsard, Joachim du Bellay, Etienne Jodelle et leurs contemporains.

 

De son mariage avec Catherine de Médicis, il eut dix enfants, dont trois régnèrent sur la France, François II, Charles IX et Henri III.

 

Promis à un tout autre destin que celui de régner sur le Royaume de France en raison de sa position dans l’ordre des successibles, Henri III (1551-1589), alors duc d’Anjou, fut tout d’abord élu roi de Pologne et grand-duc de Lituanie (1573-1575) avant d’être rappelé sur le trône de France, par la mort de ses deux frères ainés sans enfants.

 

 

Il est couronné le 13 février 1575 en la cathédrale de Reims. Trois ans après, il crée l’Ordre du Saint-Esprit, dont la grande-maîtrise est aujourd’hui entre les mains du Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

 

A sa mort, le 2 août 1589, son successeur fut son plus proche parent par ordre de primogéniture masculine, le roi de Navarre Henri de Bourbon (1553-1610), bientôt appelé Henri IV. Les deux rois descendaient tous les deux de père en fils du roi Saint Louis.

 

 

Le sacre d’Henri IV, le 27 février 1594, montra à nouveau la force des lois fondamentales du royaume de France qui veulent que le successeur d’un roi de France ne peut-être que l’aîné des capétiens vivant à la mort de celui-ci.

 

 Très à l’écoute du peuple de France, le roi Henri IV fait connaître à la France une longue période de paix, par la promulgation de l’édit de Nantes et d’essor économique, social et artistique, le tout étant fortement favorisé par Maximilien de Béthune, duc de Sully qui fut le plus proche et le plus éclairé des conseillers du roi Henri IV. Celui que la postérité connaîtra comme le bon roi Henri, et immortalisera par la chanson populaire Vive Henri IV, avait le souci du peuple qui lui avait été confié. En effet, en œuvrant pour que chaque laboureur du royaume puisse mettre la poule au pot le dimanche, il est en quelques sortes l’instigateur du salaire minimum.

 

En 1820, le duc de Berry, fils cadet du roi Charles X est assassiné à Paris. Son frère n’a pas d’enfants, et lui n’a qu’une fille. Son épouse donnera naissance sept mois plus tard d’un fils posthume que l’on appellera l’enfant du miracle et qui sera prénommé Henri. À sa naissance, il fut titré duc de Bordeaux, pour remercier la ville de sa fidélité aux Bourbons durant les événements des années précédentes.

 

 

Exilé dès l’âge de 8 ans en Angleterre après la révolution qui chassa son grand-père et installa sur le trône Louis-Philippe d’Orléans, il suivit Charles X dans ses différents exils à Prague, puis à Goritz (où il sera enterré comme les autres membres de la famille royale exilée). Le premier acte que le duc de Bordeaux accomplit à l'occasion de sa majorité est celui d'une « protestation solennelle contre l'usurpation de Louis-Philippe ». Par la mort de son oncle en 1844, il devient l’ainé de la Maison de France et il réunit sous sa bannière les opposants au régime de Louis-Philippe sous le nom de Légitimistes, et sera dès lors connu sous le nom d’Henri V, prenant le titre de comte de Chambord, rendant ainsi hommage au peuple de France qui lui avait offert ce château à sa naissance, acheté par souscription.

 

Après un retour en France et une tentative de restauration entre 1870 et 1873 qui se solda par un échec, le Prince retourna en exil en Autriche au château de Frohsdorf où il décéda le 24 août 1883.

 

Le château sera ensuite la propriété d’un autre chef de la Maison de Bourbon, le prince Jacques de Bourbon, duc d’Anjou (1870-1909-1931).

 

Du Moyen-Âge au XIXe siècle en passant par la Renaissance, nos différents rois nommés Henri portèrent haut la gloire de la France et le panache des français.

 

Longue vie au Prince Henri !

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