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Messe d'installation de son Excellence Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, 111ème Archevêque de Reims

October 31, 2018

A 16h00, je rejoins la cathédrale Notre-Dame par la rue d’Anjou, clin d’œil de la Providence qui me semble de bon augure en ce jour où je me rends à la célébration marquant l’installation du 111ème archevêque de Reims en la cathédrale des Sacres des Rois de France.

 

Le parvis est vide et un doute me saisit un instant avant que j’entre dans une cathédrale archi-comble. Le narthex, la nef centrale, les collatéraux, le transept sont noirs de monde, assis ou debout. Je remonte à travers cette foule vers le Chœur dont l’espace central, situé entre les stalles, a été aménagé de chaises pour recevoir les officiels jusqu’au pied des marches de l’Autel. La Maîtrise d’enfants de la cathédrale, dirigée par Sandrine Lebec, s’est placée à l’entrée du Chœur et chante les acclamations carolingiennes « Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat ! ». Dans les stalles ont pris place des prêtres de l’archevêché.

 

Les officiels présents sont le Préfet de la Marne, Monsieur Denis Conus, le Préfet des Ardennes, Monsieur Pascal Joly, les députés et sénateurs des deux départements et le Maire de Reims, Monsieur Arnaud Robinet que j’eus plaisir à revoir, me souvenant de l’excellent accueil qu’il avait réservé à Monseigneur le Duc d’Anjou lors de sa venue pour l’inauguration de la plaque mentionnant les noms de Rois de France sacrés à Reims, le 8 septembre 2016.

 

Après les acclamations carolingiennes, suit un temps d’adoration du Saint-Sacrement et, tandis que la Maîtrise entonne le « Suscepit Israël » du Magnificat de la Paix de Marc Henric, Son Excellence Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort se rend au second Maître-Autel placé au fond du transept et se tient debout de longues minutes, en adoration devant le Saint-Sacrement.

 

Le chant d’entrée « Peuple de Dieu, Cité de l’Emmanuel » retentit et la procession commence qui voit se succéder, après la Lumière, la Croix et l’Evangile, une centaine de prêtres de l’archevêché en aube blanche et une quarantaine d’évêques portant mitre, qui, gravissant les marches de l’Autel, se décoiffent en signe de respect. Parmi eux se distinguent la coiffe à long voile noir du représentant du Patriarche de Constantinople et la coiffe arrondie et la chappe de drap d’or du représentant du Patriarche de Russie. Tous les évêques prennent place autour du Maître-Autel et Son Excellence Monseigneur de Moulins-Beaufort prend place sur la cathèdre en chêne à haut dossier sculpté de fenestrages gothiques placée devant un fond et sous un dais de toile bleu au semis de fleurs de lys d’or, blason des Capétiens, blason de la France ! Son Eminence le Cardinal-archevêque émérite de Paris, Monseigneur André Vingt-trois et Son Excellence Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris, encadrent Son Excellence le Nonce apostolique Monseigneur Luigi Ventura, représentant de Sa Sainteté le Pape François en France.

 

Un prélat annonce que la lettre apostolique nommant le 111ème archevêque de Reims doit être montrée et lue à toute l’assemblée. Un clerc déroule alors la grande feuille cachetée du sceau papal et l’expose grande ouverte à bout de bras sur tous les côtés du Chœur, pour que tout le monde puisse la voir. Un second clerc la lit à haute et intelligible voix tandis qu’elle est toujours présentée à l’assemblée.

 

Commence le temps de la Pénitence, suivi de celui de la Parole. L’Evangile est porté sur le lectionnaire sous l’acclamation de l’Alleluia et nous entendons la lecture de l’Evangile de Jésus Christ selon Saint Marc où Bartimée, un aveugle qui mendiait sur le bord du chemin, appelle plusieurs fois Jésus. Jésus l’entend, l’appelle et lui demande ce qu’il veut qu’il fasse pour lui. L’aveugle lui répond : « Que je retrouve la vue ! ». Jésus le guérit et Bartimée le suit désormais. Son Excellence Monseigneur de Moulins-Beaufort nous donne une Homélie profonde construite sur cette demande fondamentale qui s’adresse à tous les aveugles que nous sommes : « Seigneur, fais que je vois ! »

 

Le temps de l’Offertoire arrive et une longue procession d’enfants de Chœur et de Scouts apporte à Son Excellence Monseigneur de Moulins-Beaufort qui les reçoit, les oblats et les très nombreux calices et patènes qui ont été préparés pour la communion de l’impressionnante assemblée.

 

Au moment de la Consécration, douze enfants de Chœur céroféraires gravissent les marches de l’Autel et s’agenouillent en rang, formant à l’instant culminant de la Sainte Messe, comme une clôture de lumière accueillant le miracle de la présence réelle, pour ne se relever qu’avec le Notre Père.

 

La Communion, malgré les nombreux points prévus, dure un long moment, mais il s’agit de faire communier plusieurs milliers de personnes…

 

Un chant de louange, le « Gloria » de Vivaldi, est entonné par la Maîtrise de la cathédrale et Son Excellence Monseigneur de Moulins-Beaufort quitte le Chœur par le transept gauche pour aller bénir l’Assemblée. Eclatent alors des applaudissements sans doute inattendus, mais qui expriment la joie et l’approbation de celles et ceux qui reçoivent la bénédiction de leur nouvel archevêque. De l’oreille, nous pouvons suivre l’avancée du Pasteur bénissant ses brebis dans le collatéral gauche et jusqu’au narthex, puis revenant par le collatéral droit et jusqu’au transept droit de cette si belle cathédrale, au son des applaudissements que suscite son passage.

 

Cette très impressionnante célébration s’achève par le Magnificat en ton royal de Louis XIII, entonné par la Maîtrise de la cathédrale, les prêtres, les évêques et les chevaliers de l’Ordre Souverain de Malte et les chevaliers du Saint-Sépulcre, ces derniers ordres se préparant au bas des marches du Chœur à ouvrir la procession de sortie.

 

Il est 19h00 lorsque je sors de la cathédrale. La nuit est tombée, mais Reims a un nouvel archevêque, le Royaume de France en attente a un nouveau consécrateur, et je reprends, plein de confiance, la rue d’Anjou qui me semble être le point final annonciateur d’un retour espéré du Roi en France, du Roi de France. Le sort est ce que Dieu permet…

 

 

 

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